Virements frauduleux

Fraude au virement (IBAN modifié, BEC, faux conseiller) : comprendre, réagir vite, documenter et prévenir la récidive.

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Ce que c’est

Escroquerie au changement d’IBAN ou à l’ordre de virement, souvent après compromission d’e-mail (entreprises), usurpation de tiers (fournisseur, collègue) ou faux conseiller bancaire. L’objectif : détourner un virement (SEPA/Swift), parfois en chaîne.

Scénarios types (dialogues)

  • Fournisseur → « Nouvelle facture, merci d’utiliser cet IBAN à compter de ce jour. »
  • Direction (BEC) → « Virement confidentiel et urgent, traite sans en parler. »
  • Faux conseiller → « Vos fonds sont en danger, transférez-les sur un compte de sécurité. »
  • Client → « J’ai payé, voici le justificatif » (faux PDF joint).

Leurres fréquents : domaines e-mail très proches, pièges SMS, pièces jointes truquées.

Comment ça opère

  • Compromission d’e-mail / règles de transfert ; imitation d’adresse proche.
  • Facture/IBAN modifié puis pression d’urgence jusqu’à l’exécution.
  • IBAN inconnu (étranger, nom divergent) ; découpage en virements multiples.

Signaux d’alerte

  • Demande de changer d’IBAN hors procédure habituelle.
  • Ton pressant, mention de confidentialité/secret, « validation par téléphone seulement ».
  • Documents quasi identiques, mais e-mail/URL légèrement différents.
  • IBAN étranger ou bénéficiaire inconnu pour paiement récurrent.
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Checklist express (à cocher)

  1. Stopper tous les ordres de virement en cours.
  2. Appeler la banque (numéro officiel) et faire ouvrir un dossier.
  3. Demander un rappel de fonds + alerte de la banque du bénéficiaire.
  4. Si J0/J+1 : tenter l’annulation de l’ordre non exécuté.
  5. Bloquer l’IBAN en liste noire et surveiller les nouveaux ordres.

Que faire immédiatement

  1. Stopper tout nouveau virement et les demandes suspectes.
  2. Appeler le numéro officiel de votre banque (dos de carte/site) pour vérification.
  3. Demander l’ouverture d’incident, un n° de dossier et un rappel de fonds.
  4. Si ordre en attente : exiger annulation / blocage en agence ou en ligne.
  5. Changer les mots de passe si compromission e-mail / messagerie.
  6. Couper les accès externes (applications d’accès à distance, IBAN frauduleux enregistré).
  7. Déposer les signalements utiles (PHAROS/Perceval), puis conserver les preuves.

Modèle utile : « Rappel de fonds (virement) » via les modèles.

Si l’argent est déjà parti

Côté banque

  • Appeler l’urgence/gestion et signaler une fraude au virement.
  • Exiger le rappel de fonds et l’alerte de la banque bénéficiaire.
  • Obtenir un suivi écrit (statut, réponse).
  • Activer un blocage sur l’IBAN incriminé.

Côté autorités

Important : refuser tout « paiement complémentaire » pour soi-disant débloquer les fonds.

Preuves à conserver

  • Ordre de virement, relevé, IBAN/raison sociale du bénéficiaire.
  • Messages originaux (e-mails, entêtes complets, pièces jointes/SMS).
  • Journal interne (qui a validé, procédure inhabituelle, urgence imposée).

Prévenir la récidive

  • Double validation IBAN pour tout changement avec contrôle via numéro déjà connu.
  • Procédure « 4-yeux » pour les paiements exceptionnels.
  • Chaîne e-mail durcie : 2FA + anti-usurpation (DMARC/DKIM/SPF).
  • Modèle interne de changement IBAN (format prévu, confirmation hors e-mail).
  • Formation anti-BEC : jamais « urgent & confidentiel » uniquement par e-mail/téléphone.

Questions fréquentes

SEPA instantané vs classique : quelles chances ?
Instantané : chances très faibles (crédit immédiat). Classique : meilleures sous 24–72 h avec rappel de fonds rapide.
On me répond « irrévocable ». Que demander quand même ?
Ouverture d’incident, n° de dossier, rappel de fonds, alerte de la banque bénéficiaire, blocage IBAN, suivi écrit.
Sans UETR, que fournir ?
Référence interne, date/heure, montant, IBAN émetteur/bénéficiaire, libellé exact, copies d’écran et justificatif.
Délais de réponse de la banque bénéficiaire ?
Généralement quelques jours ouvrés ; demander un point de statut écrit.
Faut-il déposer plainte si les fonds reviennent ?
Oui, pour la traçabilité et l’éventuelle suite pénale ; joindre les pièces et références.
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