qui sont-ils, comment opèrent-ils
Escrocs & « mauvais payeurs » : comprendre pour mieux se protéger
Qui sont-ils ? Comment ils opèrent ? Quels dégâts causent-ils et comment réagir sans se mettre en danger juridique ?
Escroc = auteur d’une escroquerie (infraction pénale fondée sur la tromperie/manœuvres frauduleuses). « Mauvais payeur » = débiteur qui ne paie pas (situation civile : recouvrement, injonction de payer). Ici, on reste factuel et non nominatif, pour expliquer les mécanismes et les recours.
Escroc : définition (cadre pénal)
L’escroquerie consiste à tromper une personne par manœuvres frauduleuses (faux nom/qualité, abus d’une qualité vraie, mise en scène) pour l’amener à remettre des fonds, un bien, un service ou à signer un engagement. Peines encourues (à titre indicatif) : prison et amende selon les cas.
Exemples typiques
- Faux support technique : peur + prise en main à distance + paiement « dépannage ».
- RIB falsifié / fraude au président (BEC) : urgence, secret, IBAN substitué.
- Faux sites marchands / faux investissements : promesses irréalistes, clones de boutiques.
« Mauvais payeur » : situation civile (recouvrement)
On parle de « mauvais payeur » lorsqu’un débiteur ne règle pas sa dette (facture, loyer, prêt). Ce n’est pas une qualification pénale en soi. Le créancier dispose de procédures civiles (mise en demeure, injonction de payer, saisies après titre exécutoire).
Voies de recours courantes
- Mise en demeure, puis requête d’injonction de payer (créance certaine, liquide, exigible).
- Exécution par commissaire de justice après ordonnance (saisies, etc.).
- Loyers : commandement de payer, résiliation judiciaire, mesures spécifiques.
Comment opèrent les escrocs (chaîne d’attaque)
1) Appât & contact
- Hameçonnage (SMS/e-mail « colis », logins, CB).
- Pop-up alarmante (faux support technique avec numéro).
- Faux sites marchands clonés en série (campagnes massives).
- Usurpations (banque/conseiller, administration, proche).
2) Conversion & encaissement
- Prise en main à distance (AnyDesk/TeamViewer) → « dépannage » facturé.
- Paiements forcés (CB, virement « immédiat », cartes cadeaux).
- Comptes mules pour transit des fonds, puis dispersion.
- Blanchiment via plateformes, crypto, revente de données.
Profils, économie et organisation
Typologies (non exclusives)
- Opportunistes : arnaques basiques (revente, « coup » unique).
- Fraude structurée : cellules spécialisées (faux support, BEC).
- Industrialisés : usines à sites (boutiques clones, drops frauduleux), centres d’appels.
- Revente de données / « leads » : échanges sur messageries/places grises.
Impacts sur les victimes
- Perte financière (paiement, virement, usurpation).
- Atteinte psychologique (peur, honte, stress).
- Perte de temps (démarches bancaires/judiciaires).
- Effet sociétal : défiance numérique, surcoûts de sécurité.
Différencier l’escroquerie du simple impayé (sans diffamation)
Escroquerie (pénal)
- Élément intentionnel de tromper (manœuvres).
- Remise de fonds/bien/service ou signature obtenue par tromperie.
- Voies pénales/numériques (THESEE, PHAROS, 17Cyber…), plainte.
Impayé (civil)
- Dette non contestée : mise en demeure, injonction de payer.
- Loyers : commandement de payer, décision du juge, exécution.
- Mesures d’aide (Visale, plans d’apurement) possibles selon cas.